L’ICON OF THE SEAS, LE PLUS GRAND PAQUEBOT DU MONDE, EST SORTI DU CHANTIER NAVAL

C’est un géant des mers qui a multiplié les controverses. Car à l’heure de l’urgence écologique, comment peut-on encore construire de tels mastodontes ? Près de 250.000 tonnes, sept piscines, six toboggans aquatiques et une quarantaine de restaurants et de bars, un immense dôme en verre surplombant la passerelle, une chute d’eau haute de 16 mètres... L’Icon of the Seas ne laisse pas indifférent. Avec ses 365 mètres de long, le navire de croisière a en effet gagné le galon du «plus grand paquebot du monde». À partir de janvier 2024, il pourra accueillir quelque 2350 membres d’équipage et jusqu'à 7600 passagers. Et ces derniers se sont d’ailleurs précipités pour réserver un voyage à bord.

Cette prouesse technologique, aussi polémique soit-elle, est sortie de terre (ou de mer, c’est selon), sept ans après le lancement du projet. Et vient d’opérer sa dernière ligne droite : le paquebot a été livré ce 27 novembre par le chantier finlandais Meyer Turku à la compagnie américaine Royal Caribbean International, qui vient donc officiellement de l’accueillir dans sa flotte. Un acte qui signe une nouvelle ère dans la recherche du gigantisme en mer. En effet, l’Icon of the Seas est le premier des paquebots géants commandés par Royal Caribbean. Le prochain, Star of the Seas, sortira à l’été 2025, un troisième suivra en 2026, avec un éventuel quatrième.

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Départ le 27 janvier 2024

Autant de monstres des mers qui revendiquent aujourd’hui des innovations écologiques. Pour la compagnie maritime, l’Icon of the Seas sera son premier navire propulsé au gaz nature liquéfié (GNL), grâce à deux «réservoirs GNL», chacun pesant 307 tonnes. Si cette énergie fossile est considérée à date comme la moins polluante dans le secteur, elle n’est pas complètement verte, à cause du méthane rejeté lors de son acheminement. Pour les professionnels, elle est davantage une énergie de transition qu’un véritable combustible vert. Par ailleurs, le navire se targue de posséder la première usine de valorisation énergétique des déchets en mer. Des initiatives qui ne devraient pas pour autant compenser l’ensemble des émissions de CO2 émises par ce mastodonte.

Reste que le paquebot a déjà entamé son premier voyage, puisqu’il a quitté la Finlande pour rejoindre Cadix en Espagne, où la compagnie de croisières doit mettre une touche finale. À partir du 29 novembre, on pourra suivre le voyage du gros paquebot sur le site de Royal Caribbean vers les États-Unis. Avant de le retrouver pour son voyage inaugural le 27 janvier 2024 qui partira du port de Miami. Le Figaro sera présent.

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